Introduction

Oui, je peux vous affirmer qu’il est possible de cultiver le figuier commun ou Ficus carica, en pleine terre, jusqu'à une altitude de 600 mètres ou plus, au Nord des Alpes et d'obtenir des fruits savoureux !

Quel jardinier ne rêve pas de cueillir un jour, ses propres figues gorgées de miel, fondantes et magnifiques, dans son jardin si froid et enneigé en hiver, tellement éloigné de la Méditerranée ?

A ma grande surprise, de nombreux jardiniers ont simplement tourné la page et sont passés à d’autres fruitiers. Qui pourrait les blâmer ? Les feuilles du figuier sont certainement décoratives et parfumées, l’arbre a souvent belle allure, mais lorsque les fruits n’arrivent pas à maturité, cette envie de délices sucrés s’évanouit définitivement.

Les raisons d’un échec sont nombreuses et sont parfois liées à une erreur de culture, mais dans de (trop) nombreux cas, le problème vient du choix du cultivar. C’est avec le temps et de multiples échecs, que j’ai compris que le choix variétal est l'élément le plus important pour réussir la culture de ce fruitier, car les problèmes survenus avec un cultivar spécifique, peuvent complètement disparaître avec un autre.

En 1955, les travaux de recherches variétales menés par Ira J. Condit, aux Etats-Unis, sont publiés dans la revue Hilgardia, sous le titre "Variétés de Figues: une monographie", dans laquelle sont décrits environ 700 figuiers et caprifiguiers. Mais soyons réalistes, il existe bien plus de variétés spontanées autour du bassin méditerranéen, comme il existe maintenant de nombreuses nouvelles variétés développées par les centres de recherches agronomiques aux Etats-Unis. De très nombreux cultivars n’ont jamais été testés en milieu froid, et l’espoir de trouver les variétés d’exception demeure intact !

J’étais ce jardinier qui rêvait de cueillir un jour, ses propres figues gorgées de miel, fondantes et magnifiques dans son jardin. Maintenant, j’ai cessé de rêver, je déguste mes propres figues au Nord des Alpes, en Haute-Savoie (France), près du canton de Genève (Suisse).

Mes hivers sont modérément froids, mais pendant les années froides, les nuits peuvent descendre jusqu’à -15°C et plus bas encore. Malgré cette rigueur du climat, les figues fleurs de certains cultivars résistent vraiment très bien et n’ont rien à envier à leurs cousines du Sud.

Quand aux étés me direz-vous ? Ils sont courts, souvent pluvieux et frais, le milieu de l’été ressemble déjà à l’automne. C’est un vrai défi pour réussir la culture des figues d’automne, mais un bon cultivar peut faire la différence, non ?

J’ai eu envie d’élaborer ce site dans le but de regrouper et partager des articles sur le figuier, son adaptation en milieu froid, et de fournir les résultats des essais effectués sur de nombreux cultivars, plus ou moins connus, en pleine terre, avec un minimum de protection.

Ce site est toujours en évolution, car toutes les observations publiées sont vivantes et peuvent évoluer au fil des saisons et des essais.

Planter un arbre pour aider la planète c’est très bien, mais n’oubliez pas de planter aussi des figuiers ! Ils le méritent réellement.

© Marcello Finocchiaro - 2009-2014  (cliquer ici pour contacter l'auteur)